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18/09/2013

Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati est-il un grand bluffeur ? Les Ventripotents-perdiemistes, au Palais du Peuple, n'ont que 50 $ us par jour !

Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati est-il un grand bluffeur ? Les Ventripotents-perdiemistes, au Palais du Peuple, n'ont que 50 $ us par jour !

Ils sont nombreux les perdiemistes, situationnistes, opportunistes, positionnistes, mangeristes, ventripotents...qui ont misés sur les Concertations Nationales de Joseph kabila-Léobich Kengo-Aubin Minaku pour se remplir des poches. Une semaine après l'ouverture officielle des Concertations nationales par Joseph Kabila, 72% des habitants de la capitale congolaise se sentent non concernés et ne sont pas intéressés par cette rencontre qui apparait aux yeux de tous comme un congrès Pprd-MP. Habitués à marcher sur la légitimité et à se contenter du partage équitable et équilibré du pouvoir, les congolais ne croient plus aux politicailleurs mangeristes, d'ailleurs 74% des Kinois sont opposés à la formation d'un Gouvernement d'union nationale, tel que l'envisage Léobitch Kengo, Monsieur 4%, l'édenté de la Gare du Nord à Paris.

Concertations Nationales, Tshala Muana fayote avec Léobitch Kengo "Monsieur 4%-L'édenté de la Gare du Nord".

Les perdiemistes, positionnistes et mangeristes au Palais du Palais du peuple

Les Joséphistes-Mobutistes qui voulaient débaucher les Résistants-Patriotes-Combattants avient eu l'outrecuidance de faire miroiter aux moineaux "Mvunzi" de Paris qu'ils allaient empocher à chacun 15.000 $ us en participant aux fumeuses concertations nationales de Joseph Kabial. Comment peut-on avoir des pourparlers avec des miliciens tutsi rwandais du M23 à kampala et à Kinshasa avoir des concertations nationales où les positionnistes n'ont pas droit de soulever le problème central: la non légitimité de Joseph kabila, fraudeur aux élections du 28 novembre 2011. Son usurpation du pouvoir ne pose pas problème aux mangeristes ventripotents au Palais du Peuple. C'est quoi 50 $ us face aux 12 millions de congolais morts sans sépulcre ? C'est quoi 50 $ face aux différents crises enchevêtrés que les positionnistes ne pourront jamais résoudre ? Joseph kabila est le problème de la République démocratique du Congo. Avec sa bande des mammouths joséphistes-Mobutistes, les institutions sont prises en otage. Joseph Kabila pro-consul et cheval de Troie de Paul kagamé, le nazi de mille collines, est accusé par des Congolais de haute trahison, forfaiture, impéritie, palinodie...Il a prêté serment devant la Constitution pour servir et défendre le Congo et les Congolais mais lui sert les intérêts des rwandais et multinationaux.

Les vraies concertations nationales se feront sans joseph kabila et sa bande des mafieux, des politicailleurs tourneurs de vestes. Elles se feront par les congolais eux-mêmes pour penser Congo et trouver des solutions à la mère patrie ! Sans débauchage, ni appât par les per diem les congolais réfléchiront librement. Les thèmes viendront d'eux et non boutiqués comme actuellement par les Pprd-MP.

Faire 8.000 kilomètres pour un 50 $ us, il faut vraiment être un plus que précaire ! Effectivement les Joséphistes-Mobutistes jouent sur la chosification de notre peuple. Les prévaricateurs sont vraiment méchants ! Et Joseph Kabila est un grand bluffeur qui nargue les congolais. Fort heureusement tous les Résistants-Patriotes-Combattants congolais n'ont pas courber l'échine face à l'imposteur et usurpateur qui règne par défi au Congo-démocratique. Gageons, que les fameuses concertations nationales vont accoucher d'une petite souris !

03/01/2013

Dialogue Inter-congolais, pour quoi faire? Avec ou sans les miliciens tutsi Rwandais du M23?

Dialogue Inter-congolais, pour quoi faire? Avec ou sans les miliciens tutsi Rwandais du M23?

Les per diemistes, coupagistes et lobbyistes de tous poils se frottent les mains. Avec cette annonce canularesque d'un dialogue inter-congolais pour début 2013, Joseph Kabila veut détourner l'attention de Congolais. Son annonce au contours abracandabresques apparait comme une sordide manipulation, une ruse et reculade ! Les ricanements intempestifs des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais sur ce piège de Joseph Kabila doit faire réfléchir. Comme dans un bal des chauves, les traites à la nation congolaise, les assoiffés du pouvoir, les mangeristes et affabulateurs vont se dévoiler. Les zigzags d'un destin, c'est Joseph Kabila ! Arrivé au pouvoir de la manière dont on sait, avec l'appui de Louis Michel "Big Loulou" et d'une mafia internationale pour mieux piller les richesses de la République démocratique du Congo, Joseph kabila l'incapacitaire en tout a échoué sur tous les plans. Un proverbe arabe dit: "On ne cache pas le soleil avec un tamis" et une sagesse bantoue nous enseigne ceci: "Quand on a pas de bâton à la main pour se débarrasser d´un serpent qui fait effraction dans la maison, et y sème déjà mort et terreur, on a tout au moins le devoir de crier haut et fort: au serpent !; afin de prévenir les autres du danger, pour ne pas qu´il ne les extermine tous". Il n'existe pas en République démocratique du Congo des Congolais d'expression kinyarwandaise !

Joseph Kabila, après les cinq chantiers, la révolution de la modernité, l'heure est au dialogue inter-congolais avec le M23. Photo Réveil FM, archives

Lui qui a toujours caché son jeu, le 30 juin 2010 alors que la République démocratique du Congo fêtait le cinquantenaire de son indépendance acquise au prix du sang et des morts, Joseph Kabila a prouvé à la face du monde, qu'il n'était qu'un valet, un laquais à la solde de Paul Kagamé et du Rwanda. Les Chefs d'État étrangers et le Roi des belges ont dû attendre 2 heures de plus, l'arrivée du génocidaire de Kigali avant de commencer les festivités ! Quelle image Joseph Kabila lèguera-t-il aux générations futures de la République démocratique du Congo lorsqu’on assiste impuissant à la dégradation de la situation sécuritaire à l’Est du pays ? Il avait invité officiellement les forces de l’APR à venir opérer impunément sur le territoire sacré de la République démocratique du Congo et son tueur de président, Paul Kagamé à défier et narguer les Congolais, ainsi que leurs martyrs le jour sacré de ses 50 ans d’Indépendance ?

Joseph Kabila a signé plusieurs décrets de nomination des soudards rwandais comme Officiers des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Aujourd'hui, l'armée congolaise est infectée des infiltrés rwandais ! Et à chaque fois que cette armée reprend les poils de bête pour bouter les soudards rwandais hors du Congo, c'est Joseph Kabila qui demande aux militaires congolais de ne pas défendre l'intégrité territoriale du Congo, d'abandonner armes et munitions aux miliciens rwandais qui pillent, violent, sèment la terreur au sein des populations civiles sans défense. Les militaires Congolais sont humiliés à cause de Joseph Kabila, qui a donné l'uniforme des Fardc aux infiltrés rwandais pour tuer les Congolais !

Un dialogue inter-congolais pour quoi faire ? Le Grand Congo est sous occupation Rwando-Ougandaise, il mérite d'abord la libération avant toute chose. En politique, il y a des signes qui ne trompent pas : La répression tragique des adeptes du mouvement « Bundu dia Kongo » ; La répression brutale de l’insurrection Enyele dans Équateur, mal digérée par bon nombre des ressortissants de cette province, les tueries et assassinats politiques: Floribert Chebeya, Armand Tungulu, Fidèle Bazana, Franck Ngycke, Bampuwa wa Mulamba, Serge Maheshe...

La résistance congolaise, seule alternative aux propositions alambiquées de Joseph Kabila !

« Dans certains pays d’Asie que j’ai visités, les gens s’identifient par leurs ethnies, tandis qu’en RDC tout le monde se réclame Congolais et est fier de l’être, même vivant en refuge en dehors du pays » : déclaration faite à Kinshasa le 28 juillet 2010 par Antonio Guterres, Haut commissaire aux réfugiés. Mr. Antonio Guterres a avoué son admiration pour le peuple congolais qui s’accroche à son pays, à l’unité nationale et à l’intégrité de son territoire national.

Plutôt que produire un effet de "balkanisation" de la République démocratique du Congo, force est de constater que les agressions successives subies par ce pays ont émergé un profond sentiment d’ "Unité Nationale" et de "nationalisme" congolais. Les résistants-patriotes-combattants Congolais existent ! Qui sont ces résistants-patriotes-combattants congolais qui scandent à travers le monde: "Kabila dégage'' ?

1. Ce sont eux et elles, congolais résidant à l'étranger, qui portent le poids social de la République démocratique du Congo à la place du vernis d'Etat pris en otage par des jouisseurs irresponsables sous Joseph Kabila!

2. Ce sont eux et elles, congolais résidant à l'étranger, qui interviennent financièrement pour plus d'1 milliard de dollars US chaque année (D'après les statistiques de Western Union) pour donner du pouvoir d'achat à leurs familles et investir dans nombreux secteurs économiques notamment le transport, le logement...

3. Ils et Elles sontcadres, ingénieurs, techniciens, médecins, ouvriers, employés, entrepreneurs, chercheurs, infirmiers, aide-soignants, enseignants à l'université et à l'enseignement secondaire, informaticiens, éducateurs spécialisés, avocats, étudiants, prêtres, pasteurs, évangélistes, journalistes, commerçants, sportifs de haut niveau (professionnels et amateurs), artistes, artisans, avocats.... Parmi eux, denombreux jeunes congolais nés à l'étranger qui découvrent leur pays, leur patrie et les abominations qui s'y déroulent impunément!

Ils et Elles sont parents et grands parents congolais résidant à l'étranger!...

Ces résistants-patriotes-combattanssont tout ce qui précède, sauf voyous!

Ils ont toujours été présents pour exprimer, tous, le Ras-le-bol par le mot d'ordre "Kabila dégage!"

Pays de plus de 300 ethnies, regroupées ou divisées à la suite du Traité de Berlin en 1885 qui a permis un agrégat des ethnies et des races (bantoues, pygmées,…), sans forcément avoir mis en place un mécanisme permettant leur cohabitation en osmose, la République démocratique du Congo a malgré cela su se construire UNE réelle Identité Nationale Indivisible. Ce sentiment de nationalisme de type nouveau se traduit aujourd’hui sous forme de « patriotisme national » par des résistants-patriotes-combattants congolais, résultant de diverses agressions injustes et autres injustices historiques subies par la République démocratique du Congo.

Un sentiment qui s’impose peu à peu comme une nouvelle arme de résistance s’érigeant comme un rempart devant permettre de résoudre un conflit opposant d’un côté un Etat (en tant que Nation) et de l’autre une Ethnie.

Il s’agit d’une stratégie non conflictuelle utilisant le mode de mobilisation patriotique, non sur base ethnique mais bien en référence au sentiment d’appartenance à la fois dans un Etat et une Nation Souveraine, Indépendante, Une et Indivisible qu’est La République Démocratique du Congo.

la démarche des résistants-patriotes-combattants congolais peut aujourd’hui être comprise comme étant "le substrat sur lequel s’appuient les défenseurs de la Nation République démocratique du Congo en péril pour résister bon an mal an contre toutes les velléités de démembrement de la République démocratique du Congo". Les résistants-partiotes-combattants congolais fondent leur argumentation sur le principe selon lequel Chaque peuple a des origines, un territoire de référence, des racines, une généalogie, une histoire et un destin communs. Il a un droit inaliénable à une NATION, à une appartenance …La question est de savoir si cette appartenance doit se concrétiser par des frontières et des institutions = Etat.

Or pour le cas de la République démocratique du Congo, le Traité de Berlin a de façon claire et sans équivoque répondu à cette question. Le Grand Congo est placé est cœur de l'Afrique, il a 2 345 000 km2 !

Le Grand Congo est le deuxième plus vaste pays d'Afrique après l'Algérie. Il s’étend de l’océan Atlantique au plateau de l’Est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo. Le nord du pays est un des plus grands domaines de forêt équatoriale au monde, l’est du pays borde le Grand rift est-africain, domaine des montagnes, des collines, des Grands lacs mais aussi des volcans. Le sud et le centre, domaine des savanes arborées, forment un haut plateau riche en minerais. À l’extrême ouest, une quarantaine de kilomètres au nord de l'embouchure du fleuve Congo s’étale une côte sur l’océan Atlantique. Le pays partage ses frontières avec l’enclave de Cabinda (Angola) et la République du Congo à l’ouest, la République centrafricaine et le Soudan du Sud au nord, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’est, la Zambie et l’Angola au sud. Plusieurs centaines d’ethnies forment la population du pays ; le français est la langue officielle et quatre langues bantoues (kikongo, lingala, tshiluba, swahili) ont le statut de langue nationale. L'économie repose principalement sur le secteur primaire (agriculture et exploitation minière).

Pour les résistants-patriotes-combattants, le « patriotisme national congolais » doit être compris comme cette idéologie de se plier au principe de la théorie de l’Etat-Nation, c.à.d. que « chaque Nation doit former un Etat et chaque Etat comprendre une Nation » (=qui est plus qu’une simple juxtaposition des ethnies), à l’opposé de la théorie de l’ethnicité (tribalisme). Malgré les flux migratoires des populations et les déplacements volontaires des populations afin de créer des espaces de peuplement et des territoires spécifiques à certaines pseudo-ethnies, l’issue des différentes guerres d’agression et de déstabilisation de la République démocratique du Congo nous apprend que ces Etats-ethniques éprouvent du mal à naître.

Cela suite à une farouche résistance éprouvée grâce au sentiment d'appartenance au Congo, manifesté par les populations congolaises du nord et du sud, de l’Est et de l’Ouest, ainsi que du centre et de la diaspora. Cette dimension de transcender les ethnies par le refus de traiter les minorités comme des nationalités et qu’elles doivent exister, comme toute autre ethnie, à l’intérieur des limites territoriales de la République démocratique du Congo est une victoire pour les Congolais.

Cette façon de ne pas considérer les minorités comme des entités distinctes aspirant à une certaine autonomie (ou émancipation) mais bien comme des groupes qui, en raison de leurs caractéristiques particulières et leurs situations exceptionnelles, pourraient bénéficier, le cas échéant, d’une attention spéciale de l’Etat Congolais, conformément aux règles constitutionnelles et aux lois de la République Démocratique du Congo.

La solution à leurs problèmes ne devrait pas résulter d’une modification des frontières ou à un déplacement des populations mais doit être trouvée au regard du respect des principes directeurs d’un Etat de droit.

Les minorités ne devraient surtout pas s’engager dans une dialectique belliqueuse visant à lutter contre l’Etat par des voies de contrainte ou l’usage de la force armée ou en ayant recours à leurs congénères extra-frontalières via une sorte de solidarité négative contre la République démocratique du Congo. Toutes les tribus sont minoritaires au Congo, n'en déplaisent aux affabulateurs et lobbyistes écervelés.

Les résistants-patriotes-combattants se consacrent, de défendre jalousement l’Unité nationale de la République démocratique du Congo et son Indépendance.

En effet, l’intégrité territoriale et la souveraineté nationales de la République démocratique du Congo sont des acquis qui ne pourront jamais faire l’objet d’aucune transaction politique, encore moins diplomatique. Il appartient aux gouvernants d’en assurer la garantie et de se comporter réellement en véritables « Hommes d’Etat », défenseurs de la Nation Congolaise.

Patrice Emery Lumumba a versé son sang dans la lutte en faveur du « Nationalisme Congolais ». Mobutu Sese Seko, malgré lui, s’est personnellement investi pour la sauvegarde de l’Unité nationale. M'zée Laurent-Désiré Kabila a connu le destin de Lumumba lorsqu’il a pris conscience qu’il fallait inculquer au peuple congolais le « patriotisme national congolais » le jour où les envahisseurs rwandais se sont retrouvés aux portes de Kinshasa.

Les résistants-patriotes-combattants Congolais veillent au grain. Lors de son voeu annuel, Joseph kabila s'est moqué des Congolais lors de son voeu annuel. Il n'a jamais eu le courage de citer les pays agresseurs du Congo, le Rwanda et l'Ouganda. Il n'a jamais dénoncer les exactions, tueries, barbaries, massacres des Congolais. Joseph kabila ne s'est jamais exprimé avec le sens de gravité sur le génocide congolais commis par ses parrains et alliés tutsi terroristes rwandais de l'actuel régime de Kigali et de leur groupe terroriste dit RCD-CNDP-M23. Joseph Kabila a pris les institutions républicaines en otage. Il est l'armée, la sécurité, la justice, les médias... Son appel à la cohésion nationale est ironique et inapproprié !

Dialogue Inter-congolais pour quoi faire ?

19/11/2012

Liberté d'information, quelle place pour la RDC? Ambroise Pierre, responsable Afrique de Reporters sans frontières se confie à Réveil FM International

Liberté d'information, quelle place pour la RDC? Ambroise Pierre, responsable Afrique de Reporters sans frontières se confie à Réveil FM International

Chaque année Reporters sans frontières établit sa liste des prédateurs de la liberté de la presse. Les prédateurs de la liberté de la presse considère les médias et journalistes comme leur proie. Autoritaires, puissants, dangereux, violents, nombrilistes, ils sont au-dessus des lois et font de la presse leur ennemi privilégié, leur bête noire. Ils sont responsables politiques d’un régime hostile aux libertés, organisateurs directs de campagnes de violences contre les journalistes, chevilles ouvrières d’un appareil de répression. Assassinat des journalistes, arrestations arbitraires, bâillonnement des médias... La République démocratique traîne en bas de l'échelle parmi les pays qui foulent aux pieds les droits et libertés fondamentaux des citoyens. Quelle place occupera-t-elle cette année dans le classement RSF? Ambroise Pierre, responsable Afrique de Reporters sans frontières était à Kinshasa en octobre dernier. Avant le XIVè Sommet de la Francophonie, "Reporters sans frontières (RSF) et Journalistes en Danger (JED) ont publié un rapport intutilé : " Monsieur Kabila, vous aviez pourtant promis de lutter contre l'impunité ". Pour ne pas attendre le prochain rapport du classement de chaque pays sur la liberté de presse, nous sommes allés à RSF pour s'enquérir sur l'évolution de la liberté de presse et d'information en République démocratique du Congo.

Ambroise Pierre, responsable Afrique de Reporters sans frontières. Photo Réveil FM

Dans ce rapport intitulé : « Monsieur Kabila, vous aviez pourtant promis de lutter contre l’impunité », les deux organisations rappellent la promesse faite par le président Kabila, à Montreux (Suisse), en octobre 2010 en clôture du XIIIe Sommet de la Francophonie, de lutter contre tous les crimes et attaques contre les journalistes.

Deux ans plus tard, RSF et JED constatent qu’aucune enquête sur un assassinat de journaliste en RDC n’a abouti au moindre résultat concluant, alors que le pays en a enregistré huit au cours de ces dernières années. Certains de ces assassinats ont été traités par des procès controversés tandis que d’autres n’ont jamais vu ne serait-ce qu’un début d’enquête. Dans ce rapport, RSF et JED affirment que la situation de la liberté de l’information s’est détériorée depuis l’année électorale 2011, et pointent du doigt l’Agence nationale des renseignements (ANR), des autorités locales et provinciales, ainsi que l’organe de régulation des médias, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), comme les principaux responsables des entraves à l’activité des médias.

Joseph Kabila, prédateur de la liberté d'information ?

"La grand-messe francophone se tient alors qu’un journaliste d’une chaîne privée (Patrick Palata), condamné à vingt ans de prison, est incarcéré à Kinshasa, et que deux de ses confrères (Fortunat Kasongo et Pierre Sosthène Kambidi) sont retenus depuis plus d’un mois par l’ANR. De même, le titre Le Journal est suspendu jusqu’à nouvel ordre et le signal d’une des principales chaînes d’opposition, la Radio Lisanga Télévision (RLTV), est coupé", écrivent Reporters sans frontières et JED.

Patrick Palata, journaliste de Canal Congo Télévision (CCTV), une chaîne privée émettant à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo (Sud-Ouest), est incarcéré depuis deux ans à la prison militaire de Ndolo, et condamné à vingt ans de servitude pénale pour « organisation d’un mouvement insurrectionnel ». Le journaliste a toujours clamé son innocence et la demande de grâce introduite par RSF et JED auprès de Joseph Kabila est restée sans suite.

En août dernier, deux journalistes ont été arrêtés dans le Kasaï, à cause d’une affaire concernant la défection d’un officier et la création, dans cette province, d’un mouvement armé. Fortunat Kasongo et Pierre Sosthène Kambidi ont été transférés à Kinshasa où ils sont détenus, tous les deux depuis près de deux mois, dans un cachot de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) sans aucune possibilité de visite ni de leurs proches ni de leurs avocats.

Enfin, en septembre, le signal de la Radio Lisanga Télévision (RLTV), une chaîne privée appartenant à Roger Lumbala, député et membre influent de l’opposition, a été coupé de façon inexpliquée au moment où ce média diffusait une émission intitulée « Tokomi wapi ? » (« où en sommes-nous arrivés ? ») avec comme invité le député de l’opposition José Makila, qui accusait le président Joseph Kabila de « haute trahison » pour avoir signé un « accord secret » avec son homologue rwandais Paul Kagame.

Pendant plusieurs jours, ni le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), ni le ministère chargé des Médias, interrogés, n’avaient revendiqué cet acte. Il a fallu attendre dix jours pour voir enfin le porte-parole du gouvernement et ministre en charge des Médias sortir de son mutisme pour justifier la coupure de la RLTV. Dans un arrêté ministériel qui a tout l’air d’avoir été antidaté (08/09/2012), le ministre accuse ce média de diffuser « en temps de guerre des émissions relayant la campagne médiatique des forces négatives du M23, de nature à démoraliser l’armée et la population ». Nulle part pourtant, le ministre ne donne ni la date, ni l’heure, ni le nom de l’émission incriminée. Ce qui confirme bien la thèse d’un coup de force politique destiné à faire taire un média qui dérange.

Dans le même état d’esprit de musèlement de la presse, RSF et JED rappellent l’expulsion en juillet 2012 à son arrivée à l’aéroport, du réalisateur belge Thierry Michel, auteur d’un film documentaire sur l’assassinat du célèbre défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya et l’interdiction de la diffusion de son film en RDC. Malgré les promesses faites dans ce sens par les autorités congolaises, Thierry Michel n’a toujours pas reçu son visa de retour en RDC et ne peut donc diffuser ce film censuré.

 

Au delà de la RDC, RSF et JED s’inquiètent plus généralement de la situation en Afrique centrale où la prison, les pressions et l’autocensure freinent le libre exercice du métier d’informer. C’est le cas, entre autres, du procès d’Hassan Ruvakuki au Burundi condamné à la prison à perpétuité, de l’incarcération de trois journalistes au Rwanda, des pressions sur Jean-Claude Nekim au Tchad, de l’immobilisme et du poids de la censure en Guinée équatoriale.