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30/05/2014

Média Collabo, Kongotimes "Rwandatimes" une escroquerie médiatique de mauvais goût !

Média Collabo, Kongotimes "Rwandatimes" une escroquerie médiatique de mauvais goût !

Média collabo, Kongotimes "Rwandatimes" est bidon, une escroquerie médiatique de mauvais goût ! Planqué en Irlande, Kongotimes "Rwandatimes" est l'oeuvre de Kigali pour désinformer sur les vrais ambitions du Rwanda sur la République démocratique du Congo. Kongotimes "Rwandatimes" est un média mensonge, d'infiltration de plus. Désinformer, désinformer, il en reste toujours quelque chose ! Qui ignore que le Rwanda de Paul Kagamé est un pays agresseur de la République démocratique du Congo pour mieux piller ses ressources ? Qui ne sait pas que le viol des femmes, fillettes, bébés et même des hommes "femmes de brousse" qui s'est généralisé dans le Nord et Sud Kivu est l'oeuvre de la soldatesque rwandaise ? Paul Kagamé, l'Hitler africain, le guérillero devenu dictateur sanguinaire des Mille collines, dont alias Joseph Kabila placé à Kinshasa n'est qu'un Proconsul, dans sa folie meurtrière considère que le Congo est Rwandais.

Avec 12 millions de morts Congolais dans sa conscience et caboche, Paul Kagamé ingénie des stratagèmes. Au lieu de Rwandatimes, Kongotimes est plus vendeur voire accrocheur pour des naïfs congolais. Fort heureusement, tous les Congolais ne sont pas des niais. Ce n'est pas parce qu'un individu usurpe le nom d'un congolais qu'il le devient. Que les Rwandais autoproclamés Congolais écrivent sur la RDC en travestissant l'histoire, en bidonnant les informations...pour mieux torpiller la résistance congolaise. Kongotimes "Rwandatimes" soutient Joseph kabila et des Mammouths Joséphistes. Mais delà à se spécialiser dans des canulars d'information, c'est navrant !

Tenez, c'est Kongotimes "Rwandatimes" qui avait ressuscité André-Philippe Futa, 5 mois après son décès dans une chambre d'hôtel parisien d'une crise cardiaque le 1er octobre 2009, pour une interview bidon sur la composition du nouveau gouvernement d'Adolphe Muzito I. Qu'un mort qu'on fait passer pour encore vivant donne ses impressions sur un gouvernement qui venait d'être nommé, n'est pas canularesque ? Cela n'a pas choqué Kongotimes "Rwandatimes" média des fantômas !

La cible de Kongotimes "Rwandatimes" "Joseph Mukungubila, instigateur des attaques terroristes du 30 décembre 2013" d'après média mensonge alors même que le prophète Joseph Mukungubila n'a jamais pris une arme ni tué personne. Alors qu'il a été abusivement interpellé le 15 mai dernier à 6 heures du matin à son domicile, situé dans la banlieue de Johannesburg (Afrique du Sud), puis relâché.

Kongotimes "Rwandatimes" s'interroge: Qui a payé la caution ? Dans les élucubrations mensongères, "Média Mensonge" renchérit:" Un câble diplomatique sud-africain révèle que le gouvernement congolais, paniqué par l’arrestation de l’instigateur des attaques des sites stratégiques, a versé une somme colossale d’ 1 million de dollars pour la libration du cousin de Joseph Kabila a été remis en liberté provisoire par le tribunal de Johannesburg". Depuis quand le prophète Joseph Mukungubila est cousin d'alias Joseph Kabila ? Alors que d'après plusieurs sources crédibles pour sa caution le prophète Joseph Mukungubila " a payé une caution de 5 000 rands (environ 500 dollars)" !

Violences en RDC - La FIDH dénonce des violations des droits humains perpétrées par les forces congolaises

"Des militaires des FARDC de la 6e région militaire, des policiers et des membres de la Garde républicaine ont perpétré de graves violations des droits humains dans le cadre de la répression, le 30 décembre 2013, des adeptes de la secte du Ministère de la Restauration à partir de l'Afrique Noire (MRAN) de Jospeh Mukungbila", ont dénoncé jeudi la Ligue des Electeurs et la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH), lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Le lundi 30 décembre 2013, les forces de défense et de sécurité congolaises ont violemment réprimé des attaques commises par des adeptes de la secte du MRAN à des endroits stratégiques de la RDC, dont Kinshasa et Lubumbashi. Des preneurs d'otages sur le site de la télévision publique RTNC s'étaient ainsi clairement réclamés du pasteur Mukungubila Mutombo, qui fut candidat à la présidentielle de 2006 remportée par M. Kabila.

Le bilan officiel de ces événements a fait état de 103 morts, dont 8 éléments de l'armée, 9 blessés et 187 personnes arrêtées. "Mais selon les témoignages recueillis et les enquêtes menées, le bilan serait bien plus lourd, atteignant quelque 250 morts", précise le secrétaire général de la FIDH, Paul Nsapu.

"La plupart des adeptes de la secte, qualifiés de terroristes, ont été exécutés sommairement, alors même que certains n'étaient munis que de bâtons, d'autres blessés et des dizaines d'autres sont aujourd'hui détenus après avoir été sévèrement torturés et battus. Plusieurs dizaines sont toujours portés disparus", poursuit-il.

Le rapport souligne que les raisons du déclenchement de la violence d'Etat contre les adeptes du MRAN restent floues. Ces derniers s'étaient mobilisés sur l'ensemble du territoire pour revendiquer la libération des fidèles de leur secte emprisonnés et manifester leur colère à cet égard. "La version officielle d'attaques contre l'Etat a permis aux autorités de justifier la sanglante répression et les graves violations des droits humains perpétrées par les forces de défense et de sécurité congolaises à l'encontre des partisans de Joseph Mukungbila", ajoute la FIDH. La présidente de l'association des victimes du 30 décembre 2013 dénonce par ailleurs la véritable chasse à l'homme à laquelle se livrent encore les forces de sécurité congolaises à l'encontre des proches de Jospeh Mukungbila. "Cette traque donne lieu à des abus et de la violence: arrestations, disparitions forcées, perquisitions, ... Les répressions continuent", déplore-t-elle. "Il est important que nous obtenions justice et réparation".

Que dit Kongotimes "Rwandatimes" du rapport de la FIDH qui disculpe le prophète Joseph Mukungubila ? Rien !

02:41 Écrit par reveilfm | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | |

Stockholm, la Ville la plus Verte au Monde par Freddy Mulongo !

Stockholm, la Ville la plus Verte au Monde par Freddy Mulongo !

Depuis 1960, la capitale suédoise a transformé 40 % de son territoire en « zone naturelle ».

Capitale verte de l'Europe en 2010, Stockholm offre à 95 % de ses habitants un espace boisé à moins de 300 mètres de leur domicile. Au moins deux fois par semaine, à l'heure du déjeuner, Jenny Sigurs chausse ses baskets et part s'oxygéner en plein cœur de Stockholm, la capitale de la Suède.

« C'est merveilleux de courir dans un tel cadre en centre-ville : je suis en pleine nature, le long de l'eau, je profite des fleurs, des oiseaux... Et puis, je ne suis pas seule, il y a les promeneurs, les cyclistes, et les autres joggeurs, sans oublier les pêcheurs », détaille en souriant cette attachée de presse de 41 ans, Stockholmoise depuis une quinzaine d'années.

Entre son cadre bucolique, ses lacs et les mouettes qui survolent la ville, Stockholm a tout pour faire rêver les amoureux de la nature. Plus de 10 % de son territoire est recouvert d'eau et 40 %, déclaré « zone naturelle ».

Les meilleurs coins de pêche : entre le Parlement et le siège du gouvernement

« Tout le monde s'accorde à dire que Stockholm est une ville verte, se réjouit la secrétaire générale de la mairie, Irene Svenonius. C'est le résultat de nombreuses années de travail. »

En 2010, la ville a été la première à obtenir le titre de Capitale verte de l'Europe. Cette distinction couronnait des mesures efficaces pour réduire la pollution sonore, un système innovant de gestion des ordures et un plan d'urbanisme qui permet à 95 % de sa population de vivre à moins de 300 mètres d'un espace vert.

Dans une agglomération bien équipée en transports en commun, seuls 28 % des habitants se considèrent dépendants de la voiture, selon un sondage de l'institut Demoskop publié en mars dernier.

Stockholm revient de loin. Dans les années 1960, la pollution interdisait la pêche en ville et rendait infréquentables les nombreuses plages.

La mairie a alors décidé de changer la capitale et les mentalités. Irène Svenonius poursuit : « Nous avons abandonné le charbon et sommes passés au chauffage urbain. Nous avons aussi multiplié les initiatives pour le nettoyage de l'eau, les canalisations et le traitement des eaux usées », soulignant que les Stockholmois sont devenus particulièrement attentifs à l'environnement.

Aujourd'hui, été comme hiver, les passants s'émerveillent des prises des pêcheurs entre le Parlement et le siège du gouvernement. Depuis plus de vingt ans, Stockholm se veut un modèle de ville écologique.

Ainsi, elle a commencé la construction du quartier d'Hammarby Sjöstad au milieu des années 1990, avec l'objectif d'en faire un exemple de constructions respectueuses de l'environnement.

Et s'en est inspirée pour la création de Norra Djurgårdsstaden, un nouvel écoquartier qui grandit dans le nord de la ville, sur une ancienne zone industrielle.

« A Norra Djurgårdsstaden, on prend ce qui fonctionne à Hammarby, on le développe et on l'améliore, explique le responsable environnement du projet, Nils Göransson. Les immeubles, à basse consommation, sont construits dans des matériaux écologiques. L'énergie est produite sur place à hauteur de 30 %. »

Un quartier où l'énergie vient du vent, de l'eau et du soleil

Ce nouvel écoquartier, qui utilise de plus en plus de sources d'énergie renouvelables – vent, eau, soleil pendant les quelques mois d'été –, devrait cesser de brûler de l'énergie fossile (pétrole, gaz naturel, charbon) en 2030.

Les premiers habitants ont emménagé en octobre dernier. Ils profitent d'être au cœur d'un espace vert, la zone étant située dans l'Ekoparken, et à proximité de la mer.

Quelques-uns cultivent des légumes dans des caisses, un succédané réussi de jardin ouvrier dans un quartier d'habitat collectif.

« C'est une idée vraiment sympa. Dans ma petite boîte, j'ai des fèves, du persil, de la salade », se réjouit Cathrin Trostek Whilhelmsson, 48 ans, en brandissant quelques feuilles de salade.

« Stockholm est agréable, reconnaît Karin Bradley, professeur associé d'urbanisme à l'Ecole polytechnique. La ville a une structure très aérée. Le problème, c'est que la mairie se concentre sur quelques quartiers et ne met pas en place les mêmes actions pour l'ensemble de la cité. Les écoquartiers sont des enclaves pour les nantis. »

La politique de la ville ne prévoit aucun logement social, à peine quelques résidences étudiantes. Il reste donc encore des efforts à fournir pour que Stockholm devienne une capitale verte pour tous…

Les cinq lieux à ne pas manquer

La vieille ville

Avec ses ruelles, ses maisons médiévales et ses façades très colorées, le vieux quartier de Gamla Stan regorge de charmes : rues pavées sinueuses, petites places avec de jolis cafés, églises gothiques, antiquaires et restaurants étoilés…

Le palais royal surplombe l'endroit majestueusement. Essayez de ne pas manquer la relève de la garde, à 12 h 15 du lundi au samedi en été.

Ekoparken, parc naturel gigantesque de 2 700 hectares

Rassemblant les parcs royaux de Djurgården, Haga et Ulriksdal, Ekoparken traverse le centre-ville et recouvre une bonne partie de la capitale.

Il est l'un des endroits préférés des Stockholmois et des touristes de passages. Il héberge par ailleurs Skansen, le premier écomusée du monde, qui a ouvert ses portes en 1891.

On peut y découvrir les habitations suédoises typiques, les métiers anciens et les animaux nordiques. Il offre en outre une vue magnifique sur la ville.

Un musée consacré à un navire

Unique en son genre, le Vasamuseet est dédié au Vasa, le seul vaisseau du XVIIe siècle au monde à avoir été conservé.

Ce trois-mâts, fleuron de la flotte suédoise, sombra dès son voyage inaugural en 1628, juste après son départ. Retrouvé à la fin des années 1950, il a été renfloué puis exposé dans le musée en 1990.

L'archipel de Stockholm

Avec près de 35 000 îles, îlots et récifs répartis sur 1 700 km2, l'archipel de Stockholm, en grande partie classé réserve naturelle, est le plus grand du pays.

L'été, il faut compter sur le bouche-à-oreille pour découvrir les petites criques bucoliques où piquer une tête.

Les halles couvertes d'Östermalm

Inaugurées en 1888, les Östermalms Saluhall, l'un des plus beaux bâtiments de la ville, témoignent de l'intérêt porté aux produits frais et à la gastronomie dans la capitale.

 

Elles sont bondées, surtout à l'heure du déjeuner.

02:35 Écrit par reveilfm | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | |

Les populistes à l'assaut de l'Europe

Les populistes à l'assaut de l'Europe

Marine Le Pen (FN, France), Geert Wilders (PVV , Pays-Bas), Nigel Farage (Ukip, Royaume-Uni), Beppe Grillo (M5S, Italie) – dessin de Steve Bell (Royaume-Uni), pour Courrier international

Si l’on en croit les sondages, les élections au Parlement européen, du 22 au 25 mai, pourraient se traduire par une vague populiste. Ces partis souvent issus de l’extrême droite, résolument anti-UE, ont aussi une touche de modernité qui manque aux formations classiques. De l’ascension de Marine Le Pen en France à celle des nationalistes britanniques de l’Ukip en passant par la Hongrie, le seul pays du continent qui ait un gouvernement populiste, l’Union européenne voit avec inquiétude la montée de partis qui ont comme objectif ultime de la démanteler. La carte politique de l’Union européenne est-elle sur le point d’être redessinée ?

Le repli national Les partis populistes de droite sont les grands vainqueurs de ces élections. Pourquoi un tel succès ?

Pour la première fois de l’histoire de l’Union européenne, les populistes de droite semblent partis pour constituer une part notable des députés européens – jusqu’à un tiers, selon certains. Le fait est qu’ils sont désormais présents dans presque tous les Etats de l’UE.

Leurs partis veulent limiter l’immigration, en particulier celle des réfugiés, des demandeurs d’asile et des musulmans, nourrissent de sérieuses réserves envers les professionnels de la politique et leurs institutions, et s’opposent aux alliances politiques dont les effets s’étendent au-delà du pays – ce qui ne les empêche pas de voir dans l’UE un bon moyen de faire passer leur programme.

On qualifie souvent d’incohérence leur participation aux élections européennes, mais c’est un tort. En effet, la plupart des responsables et des élus européens sont patriotes : s’ils tentent leur chance au niveau européen, c’est parce qu’ils sont convaincus que les ressources de l’UE leur permettront de servir au mieux les intérêts de leur pays.

“Le peuple” : une fiction. Un samedi matin de printemps, un petit groupe de manifestants se rassemble devant la statue de Tito Speri dans la vieille ville de Brescia, dans le nord de l’Italie. Au printemps 1849, ce nationaliste italien s’était soulevé contre l’armée autrichienne pendant dix jours avec une poignée de francs-tireurs et il avait fallu au maréchal Radetzky tout un corps d’armée pour les battre.

La douzaine de manifestants de Brescia Patria qui brandissent des drapeaux bleu et blanc sous l’œil vigilant d’autant de policiers n’ont du nationalisme qu’une conception très limitée : ils ne demandent certes pas l’indépendance de leur ville natale mais celle de la Vénétie (même si Brescia se trouve en Lombardie), parce que cette région abrite l’histoire de la république de Venise, à laquelle leur ville a appartenu.

“Chi paga commanda !” scande le meneur – celui qui paie commande. Il veut dire par là que Brescia et la région versent bien plus à l’Etat italien qu’elles n’en reçoivent. Brescia Patria a beau n’être qu’un groupuscule séparatiste à l’imagination fertile, il a des liens évidents avec la Ligue du Nord, le parti populiste du nord de l’Italie qui existe depuis la fin des années 1980, et les Forconi [les fourches] – le mouvement des paysans, des routiers et des petits entrepreneurs.

Or la Ligue du Nord compte des maires dans nombre de villes du Nord et c’est le parti le plus ancien du Parlement italien. Brescia Patria n’a donc rien d’anodin. De ce côté-là de l’échiquier politique – les Vrais Finlandais, qui ont fait leur entrée au Parlement avec 20 % des voix ; le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, qui souhaite sortir de l’UE ; le Parti de la liberté autrichien, qui scande “Notre argent aux nôtres !” ; le Parti pour la liberté néerlandais –, on est uni par une même idée, qui vaut pour tous les peuples d’Europe : on est mieux entre soi, quand on a affaire à ses semblables, au moins dans la vie de tous les jours.

On a déjà tenté un nombre incalculable de fois de justifier l’absurdité historique que représente cette conception du mot “peuple”, mais, même s’il est évident que tout “nous” national est une fiction dépourvue de base ethnique, linguistique, sociale et économique, certains s’y accrochent inlassablement avec tous les moyens que la société et l’Etat mettent à leur disposition. Si l’on voulait vraiment lutter contre le populisme de droite, il faudrait commencer par le nationalisme. Quand un peuple est-il “entre soi” ?

Les Vrais Finlandais souhaitent priver la population suédoise de sa langue. Le Vlaams Belang veut être “maître” chez lui et diviser la Belgique. Les nationalistes conservateurs du Fidesz, au pouvoir, permettent aux extrémistes de droite du Jobbik (Mouvement pour une meilleure Hongrie) d’identifier la vraie Hongrie et de manifester escortés par leur propre “gendarmerie” pour clamer haut et fort que les Juifs, les Roms et les homosexuels n’en font pas partie. Si l’on veut parvenir au “vrai” peuple, on doit faire un tri et séparer les bons des méchants. C’est notamment pour cette raison que le nationalisme radical se transforme vite en séparatisme. On peut même pousser les choses jusqu’à considérer une ville relativement petite comme Brescia comme une patrie.

Or il est impossible de définir ce qui entre dans le cadre du “vrai” peuple. Il faut donc décider qui a le droit d’en faire partie, quitte à recourir à des critères arbitraires. Les mouvements populistes affichent un dégoût de la démocratie, un rejet des processus complexes de l’égalité, un refus des compromis qui leur semblent aller contre leurs intérêts, des minorités, du droit d’asile ou même des étrangers pauvres. Comment ce dégoût est-il apparu ? Peut-être parce qu’avec la supranationalité il fallait un nouveau régionalisme pour compenser. Et très certainement parce que les citoyens d’un Etat démocratique attendent de celui-ci qu’il serve leurs intérêts.

Et, quand ce n’est pas le cas, ou pas assez, ils recherchent un parasite à qui en fait porter la responsabilité. La Hongrie s’est payé des infrastructures modernes en s’endettant dans l’espoir d’attirer les investisseurs, mais ceux-ci se sont révélés exigeants et difficiles. Si la situation financière calamiteuse, la corruption endémique et le nationalisme latent favorisent le populisme de droite, c’est toujours par le biais des mêmes arguments : ils nous ont tous menti, ils nous ont volés – surtout l’ancien gouvernement –, ils ont vendu le pays – surtout aux étrangers.

Le moyen que préconise le Fidesz pour rétablir la situation, et qui rencontre un grand succès auprès des électeurs, c’est la purification nationale : il faut nettoyer l’Etat et la société de tous les éléments qui n’ont pas pour priorité le bien de la nation. Il lui arrive même de s’en prendre aux investisseurs étrangers, à la grande horreur de l’UE et du Fonds monétaire international.

Un personnel jeune. Quand Jimmie Akesson, président des Démocrates suédois, s’est exprimé pour la première fois lors de la semaine politique d’Almedalen, un forum qui se déroule chaque été sur l’île de Gotland et où tous les chefs de parti suédois exposent leur programme de l’année, il a lancé sous les acclamations de ses partisans : “Nous sommes pour l’Etat social et contre l’immigration.”

Le coût de celle-ci dépasse de loin son utilité, a-t-il ajouté. Bien entendu, les progressistes et la gauche lui ont répliqué que l’immigration rapportait plus qu’elle ne coûtait. Il est évident que cette polémique ne débouchera jamais sur rien, ma is elle explique les difficultés que connaissent les partis traditionnels face aux populistes de droite.

La dose de nationalisme susceptible de servir les intérêts nationaux est un élément qui différencie les camps politiques, qu’il est toutefois possible de contourner en pratique : quand un populiste de droite est expérimenté, on ne peut que rarement prouver qu’il est ouvertement raciste, du moins en Europe de l’Ouest. En revanche, le nationalisme est partout considéré comme une vertu. “Nous sommes le réveil français”, promettait le Front national, les populistes de droite français, avant les élections municipales de mars.

Le parti a conquis toute une série de mairies, en particulier dans le Sud, en Lorraine et dans l’extrême nord du pays, des régions qui n’ont jamais été industrialisées ou qui sont restées au stade industriel. Et dans ce contexte il faut désormais prendre cette promesse de “réveil” bien plus au sérieux qu’auparavant. Car elle ne signifie pas seulement nationalisme et repli sur soi, mais aussi modernité. Ce n’est pas un hasard si partout en Europe les partis populistes de droite disposent d’un personnel relativement jeune et maîtrisent à la perfection les nouveaux moyens de communication.

 

Ce n’est pas un hasard non plus si le groupe parlementaire du Dansk Folkeparti [Parti populaire danois] enregistre des chansons rock tandis que les séparatistes de Vénétie font campagne sur Internet. La promesse d’un avenir meilleur, plus glorieux, qui appartenait jadis au répertoire de certains partis conservateurs et avait été abandonnée, vit encore dans le populisme de droite sous la forme d’une contradiction : on vise une société moderne mais activement fermée.

02:28 Écrit par reveilfm | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | |